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Déblatération

Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 08:01

Un jour vous vous sentez plus abattue par la vie que les autres. Comme si le poids du monde était sur vos épaules. Comme si votre vie n’était qu’une suite interminable d’emmerdes plus chiants les uns que les autres. C’est lourd, c’est dur, mais comment changer ça ? On ne peut pas, car la fatalité s’abat sur vous comme un poing en pleine figure. Ainsi vous sentez cette plaie béante en vous, un vide dénué de toute envies, de besoin, vous n’êtes plus rien.

Alors vous vous enfoncez là dedans, en espérant inlassablement que qqn remarque que vous sombrez, que qqn vous tende une main qui vous fera sortir de votre connerie. Mais non tout le monde détourent le regard, mène sa petite vie insignifiante et se fou pas mal de vous. Quoi de plus naturel. Et c’est bien connu, les gens qui vont mal font chier les autres. Et bien ok, restez dans votre bonheur, j’en ai rien à faire de toute façon. Je vis dans ma merde, je respire ma merde, et ça me va. Je sens mon autodestruction s’approcher. Et peut-être qu’un jour quelqu’un dira «  mais où est elle ? »   Et là quelqu’un répondra, comme pour achever le peu de souvenir que je peux laisser « mais qui ? ». Et ainsi toute trace de moi aura disparu, grâce à moi, grâce à vous.

Par Heaven's Nightmare - Publié dans : Déblatération
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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 08:04

J’aimerais oublier… Oublier combien il m’a déçu, combien j’ai eu mal, tous ses mots qui résonnent toujours dans ma tête et toute sa violence. Oui mais voilà, je ne peux pas pour la simple raison que je nourrie un amour sans limite pour lui. Stupidité ou masochisme ? Qu’en sais je. Ce que je sais, c’est que je suis rongée par la nostalgie de nos moments de complicité, de ces moments qui me faisaient croire qu’il m’aimait. Nous étions tellement bien quand tu me gardais jalousement des autres, quand je comptais pour toi, et toi pour moi. Oui on se disputaient sans cesse, se chamaillaient, se blessaient pour sentir que l’autre souffre. Car la souffrance montre que l’on a atteint l’autre, et donc que nous comptons pour elle. L’indifférence est bien la pire des insultes, ainsi que le mépris, et je comprends maintenant la signification de ses mots. Des mois sans nouvelles et je perds tout mes repères. Pourtant je me suis habituée à ton absence, au manque de toi. Je ne sais pas ce qui me fait le plus mal. Quand tu m’oublies ? Ou quand tu m’insultes ? Je t’aime et te haie, te déteste et te voue un culte.

Le temps guérie les blessures, il fera le reste… Attendons quelques années de plus alors...


Par Heaven's Nightmare - Publié dans : Déblatération
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Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 22:34

Viens avec moi, n’aie pas peur du noir. Il n’est fait que pour dissimuler ce que les autres ne doivent pas voir, pour faire fuir les faibles, pour cacher l’incroyable. Passe à travers ce voile d’inconnu, pour découvrir milles choses, milles couleurs si nouvelles, milles sentiments magnifiques. Tout n’est que majesté dans ce monde où nous allons. Tiens ma main, ne la lâche pas, ne te perd pas dans les méandres d’un esprit torturé. Car c’est en passant par lui que nous trouverons ce que nous cherchons. Pas sans lui. Sous ses airs de folie, tout n’est que magie. Aie confiance en moi, je ne t’emmène pas là où tu ne souhaites pas aller, mais là où se trouve tout ce que tu as toujours cherché. La vie n’est qu’un cauchemar, je t’emmène dans le rêve le plus doux qui soit… Ferme tes yeux et respire pour la première fois de ta nouvelle vie. Respire ce nouvel air, cette nouvelle ère. Tu es maintenant ici chez toi, pour toujours.

Par Heaven's Nightmare - Publié dans : Déblatération
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 /01 /Jan /2008 19:53
Nous sommes enfin arrivés devant elle. Nous la regardons du haut de notre dune, l’admirons par sa beauté, mélange de force et de douceur. Sa majesté nous étonnera toujours. Chaque jour, et par n’importe quel temps, elle reste indéchiffrable et pleine de mystère. Nous descendons d’un pas pressé et enthousiaste de la retrouver. Quelques uns courent même pour écourter l’attente et satisfaire ce désir qui nous ronge depuis des semaines. Entrer en elle, ne faire plus qu’un. Nous nous débarrassons de nos vêtements, qui ne nous servent à rien ici. Nous sommes comme mis à nu face à elle. Le contact du vent fait frémir notre peau enfin dévoilée. Je sens un frisson me parcourir, et à voir le visage des autres, ils ressentent exactement ce que moi-même je ressens. Nous nous sourions en regardant notre chair de poule commune. Nous enfilons alors notre seconde peau, qui nous protégera, ce néoprène qui suivra chacun de nos mouvements pour la journée. D’un coté, regrettable, il nous sépare d’elle. Mais grâce à lui, nous pouvons profiter plus longtemps. Il faut choisir, partager ce moment le plus longtemps possible ou mourir de froid de ses mains. Enfin nous pouvons y aller. Je suis gelée, mes dents claquent, et pourtant je ne peux m’empêcher de rire. Ma joie surpasse toute sensations pouvant être désagréable. Je marche, d’un pas rapide, et arrivée à sa hauteur, je la laisse lécher mes pieds délicatement de son écume blanche. Elle nous appellent, et d’un regard entendu, nous plongeons tous ensemble, en elle, porter par ses mouvements réguliers. Nous sommes enfin en famille, notre mère la vague, et notre père l’océan.


Pour une personne qui en oublie les autres.

Par Heaven's Nightmare - Publié dans : Déblatération
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 17:22

Comme une traînée de poudre qui mène à un chargement d’explosif… Ainsi sont vos ragots stupides et infondés qui se propage dans l’air. Odeur nauséabonde qui ne reflète que votre pourriture intérieure, votre être corrompu par la connerie. Vous adorez nous balancer les pires horreurs au visage. Pour le peu que ça nous fasse mal, vous êtes heureux. Et si on peut en venir à se sentir désespérément seul, alors vous êtes au comble de la joie.

Je  vous regarde avec pitié, chers amis, car vous ne méritez que ça, et encore... La pitié est un sentiment de considération, or vous n’en méritez pas.  Je vous plains, donc, car vous ne pouvez vivre votre propre vie, faire votre propre chemin. Il vous faut vous accrocher à celle d’un ou d’une autre, épier ses faits et gestes et le juger sous toutes ses formes pour vous rendre intéressants, pour que quelqu’un vous écoute. Vous n’avez même pas un jugement critique, qui effectivement pourrait blesser, mais serait argumenté. Vous restez dans le superficiel, rêvez d’un scandale sans fondement. Le pire, selon moi, c’est qu’entre pommés de la vie, vous vous regroupez, en groupe à potins, ce qui vous rend plus visibles. Ne vous rendez vous pas compte que tout le monde se fou de ce que vous pouvez bien dire ? Que vos commérages sont sans importance ? Que votre avis n’intéresse personne ? Le plus dure est –il de subir vos racontars à longueur de journée, ou être dans votre peau et se dire « je n’ai que ça à faire de ma journée ».

Et c’est pour ça que je vous plains, car le jour où vous ouvrirez les yeux, le choc risque d’être terrible pour vous. On entendra des « je suis lamentable » et je sourirai en me disant « enfin il s’en rend compte ». Et le pire n’est pas encore arrivé. Car quand vous vous rendrez compte de tout ça, je saurais que vous êtes enfin conscients, apte à réfléchir, et alors, je n’aurais plus aucune pitié. Et les autres non plus. Vous ne serez plus avec vos partenaires de connerie, et les gens un tant soit peu intelligent vous éviteront pour votre passé. Alors ? Qui est-ce qui se sens seul maintenant ?

Ma vengeance approche, je laisse faire le temps.

Par Heaven's Nightmare - Publié dans : Déblatération
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 19:52

Je me noie dans ton souvenir, dans ton sourire, dans ton rire. Je te revois ici, avec moi. Je t’imagine me serrant dans tes bras, je te vois courir encore vers moi. Je sens encore ton parfum. Cette sensation me donne des frissons tellement elle semble réelle. Je ferme les yeux, tu es là, devant moi, avec ton visage doux et calme, reposé. Tu ne sembles plus en colère, tes lèvres ne se déchirent plus pour m’insulter, tu es comme tu as, un jour, été. Il y a bien longtemps.

Mais aujourd’hui tout a changé, tu n’es plus l’homme que j’aimais, celui que je prenais pour mon modèle pour l’homme de ma vie. Oh non tu n’es plus cela. Tu t’es transformé en cette ordure qui fait saigner mon cœur et couler mes larmes, chaque jour, chaque soir. Même maintenant que je ne suis plus avec toi, que je me suis enfuie loin de toi, en abandonnant tout, je n’arrête pas d’y penser, de ce que nous avons été. Une famille ?

Alors il me vient à rêver qu’un jour on se retrouvera, que chacun s’excuseras pour tout le mal que l’on s’est fait, même si on me dit que tu es le seul fautif. Sache que je me sens coupable, rongée par une culpabilité qui n’est pas fondée, mais tellement présente. Je rêve qu’un jour tu viennes devant ma porte, que tu sois en larmes, comme je le suis, que tu me demandes de te pardonner, de ne plus penser à tout ce que tu m’as fait. Les traces des coups s’effacent, mais pas de mon esprit. J’ai encore mal, tellement mal…

Et toi ? Penses tu seulement encore à moi ?

Par Heaven's Nightmare - Publié dans : Déblatération
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 17:04

Aujourd’hui je rentre incrédule chez moi, en m’interrogeant encore une fois de plus sur la condition humaine. Quelqu’un m’a tout simplement demandé « veux tu être mon amie ? ». Que répondre à une telle question, je le demande ?

Je pourrais bien tenter d’expliquer ma conception de l’amitié : qu’on ne décide pas d’être amis, que c’est une chose qui ne se choisit pas réellement mais qui se construit, à force de complicité et de confiance, entre autre. Et c’est seulement un beau jour, où vous allez mal ou que vous étés en difficulté, abattu, seul, que vous vous rendez compte qui sont vos amis : ceux qui vous tendent la main pour que vous vous releviez, et qui n’ont pas peur que vos malheurs les touchent, à eux aussi.

Mais face à une personne qui attend de vous une réponse positive, quoi répondre ? Car maintenant que cette question a été posée, elle ne pourra jamais trouver de réponse. Car en plus d’avoir une vision complexe de l’amitié, je suis compliquée. Je ne crois pas à l’amitié construite de toute pièce, je crois encore au hasard des rencontres, aux intérêts partagés sans calcul. Mais sachant que cette personne s’était mise en tête de devenir mon amie, comment pourrais je savoir si elle est toujours sincère avec elle-même quand je la questionne sur son opinion, ou lui propose une activité ? Ne le fera t-elle pas juste pour « me faire plaisir » ?  Or, je déteste cela, qu’on réponde ce que je veux entendre, alors que ce n’est pas ce que pense la personne.

Conclusion : ne demandez pas à quelqu’un si il souhaite devenir votre ami. Non ! Il ne le souhaite pas. En revanche, il peut souhaiter mieux vous connaître, et de là, et seulement de là, vous pourrez devenir amis.

Par Heaven's Nightmare - Publié dans : Déblatération
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 00:26

J'étais lasse, j'étais blasée, je me demandais ce que je faisais encore ici près d'eux, à m'ennuyer et à être ignorée. Oui ils me faisaient partager leurs activités, leurs envies et leurs idées, mais seulement par politesse, car j'étais là et pas ailleurs... Mon véritable avis, personne ne me l'a demandé. Mes véritables désirs et les plus profondes de mes pensées, personne ne s'en est inquiété. Alors oui, je me sentais ignorée. Une présence, je suis juste une présence, pas dérangeante, mais pas nécessaire non plus. Voilà dans quel sentiment je me trouvais. Ces gens m'insupportaient de plus en plus, leur vie ,toujours heureuse et sans embuche... Que pouvais je partager avec eux, moi qui vit dans la souffrance depuis longtemps, comment puis je m'identifier à ces gens qui vivent. Oui, eux profitent de leur existence, et moi ne fais que les suivre. Je ne fais que partager un enthousiasme que je rêve d'avoir, je ne fais que croire que je vais bien, en le faisant croire aux autres. Si tout le monde est convaincu, peut-être le serais je moi même...

Et puis un jour, parmi ces personnes si soudées et brillant de bonheur, une délicate ombre est venue se poser près de moi. Cette ombre m'a permis de ne plus être ébloui quelques secondes par ces gens, et pouvoir voir pour la première fois, ce que j'étais, ce qu'ils étaient, en sommes ce que nous sommes.

Je regarde cette ombre s'avancer et partir en me jetant un dernier regard, je l'observe se mêler aux autres si facilement, et ne rien laisser paraître de la tristesse qu'il me semblait avoir preçu dans son regard, si doux et pourtant si dur. Comment fait-elle pour paraître si semblable à eux ? A moins que ça ne soit moi qui est cru voir une chose qui n'existe pas dans son regard. Pourtant chacun de ses gestes, chacun de ses rires me rappelle les miens...

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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 22:55

Il lui semblait que cela faisait des siècles qu'elle n'avait pas ressenti ça... Des siècles que ce mélange de sentiments et d'appréhension ne s'étaient pas mêles en elle. Un besoin incommensurable et une peur sans nom à la fois. Une confiance aveugle et la peur d'être trahie en même temps. Vouloir s'offrir corps et âme et ressentir en même temps toute la dangerosité de ce geste.

Non jamais elle ne s'était laissée aller comme ça, jamais à ce point. Elle pesait toujours tous les facteurs, choisissait toujours tout après de longues réflexions. Même ce qu'elle pensait être de l'innée et immédiat était en réalité murement réfléchi dans sa tête... Voilà peut-être pourquoi elle devenait asociale avec le temps: a trop réfléchir on en rate l'essentiel. Voilà pourquoi elle n'avait que très peu d'ami, car elle passait plus de temps à se demander si ça valait le coup de se dévoiler à eux et si ils le méritaient qu'à chercher à créer des liens avec eux. Mais en même temps pouvez vous la blâmer ? Se dévoiler est si difficile. Comment savoir, si ce n'est en réfléchissant, comment va réagir la personne en face de vous ? Comment ne pas avoir peur du refus d'écouter ou simplement de l'ignorance déguisée sous un sourire soi disant compréhensif ? Non, elle ne pouvait pas faire ça, elle ne l'avait jamais fait et ne pensait jamais le faire... Jamais se dévoiler, jamais s'exposer, toujours rester cachée et montrer aux autres ce qu'ils veulent voir et ne pas ce qu'on veut leur montrer. Voilà ce qui était sa devise....

Alors aujourd'hui, elle est encore plus surprise et démunie face à la situation.... Que va t-il lui arriver, comment à t-elle pu, osé ? Pourquoi...

Comment en SUIS JE arrivée là ?

Un seul de ses sourires me fait baisser ma garde, un seul de ses regards et le poids de la douleur s'atténue, une seule de ses caresses et je me sens revivre... Je pourrais tout lui donner si il me le demandait. Je lui ai offert mon cœur sans penser aux conséquences, ou bien en faisant semblant de ne pas y penser ... En fait je les voyais, mais je ne voulais pas les voir, car elles me rendait coupable de ma faiblesse. Oui je suis faible devant lui, et ça me terrifie. Passer le fait que ma faiblesse fait souffrir d'autres personnes qui ne le mérite pas, passer cela et plus égoïstement, je suis terrifiée.

Je me suis donnée sans prendre garde, mon cœur palpite dans ses mains qui d'une simple pression peut le réduire en miette. Et si lui en prenait l'envie ? Et si tout ceci n'avait été qu'un rêve, aussi doux soit il, mais éphémère ? Et si, à mon tour, je me retrouvais sans la personne que j'aime.

Justice ?

Sans doute... A m'offrir sans penser à ce qui se passait autour de moi, et sans penser à ce qu'il pouvait m'arriver, je l'aurait mérité. Mais par pitié, laissez moi encore un peu l'accès à ce bonheur... Laissez moi encore un peu l'accès à son cœur.

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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 01:42

Quand je m'offre, c'est entièrement. Ainsi tu as maintenant en ta possession mon corps, mon cœur et mon âme. Je ne les reprendrais pas, je te laisse en prendre soin. Imagine ainsi l'organe qui fait que je suis en vie palpiter dans ta main. Tu peux d'un seul geste tout me prendre, m'ôter le peu de souffle que j'ai. J'espère que tu comprends, ou ne serait ce qu'imaginer combien je t'aime.

Alors quand je lis dans tes yeux toute la douleur de ton cœur, c'est comme si c'était le mien qui saignait. Quand je vois ton sourire dépérir, quand je vois tes yeux s'assombrir, c'est comme si c'était ma poitrine qu'on transperçait d'une lame. Ta souffrance est la mienne. Tu peux faire croire à tous que tu vas bien, cacher à tous ta douleur, mentir au monde entier, te convaincre toi même que tu ne vas pas si mal que ça, moi je verrais toujours. Je te vois, ta vraie nature, toi, et je peux te dire combien tu es magnifique. Non tu ne brilles pas d'une joie éblouissante comme tous ces gens, non tu n'as pas ces grandes ailes blanches immaculées dans ton dos qui assure de ta nature. Mais ce ne sont pas les ailes qui font l'ange. Ce sont tes actes, tes paroles, tes phrases, tes mots, ton regard, tes caresses. Malgré toute l'ombre qui assombri ton cœur, je te vois briller. Même si cette lueur est si faible...

J'aimerais tellement que tu ais confiance en toi, que tu chasses tes démons, ne serait ce qu'en leur donnant un nom. Je ferais tout pour que tu y parviennes, même si pour ça je sais que tu devras souffrir quelques instants. Je serais là, je te tiendrais la main, et tu pourras la serrer aussi fort qu'est ta rage. Tant que tu l'exprimes, ça m'ira. Je suis prête à souffrir moi même pour te délivrer un peu. Je refuse que tu gardes tout pour toi, que tu en veuilles à tes démons et que tu ailles les combattre seul... Je refuse que tu partes là où ils sont, là où je ne peux te suivre. Tu m'entends ! Jamais je ne veux vivre cela. Je peux tout endurer, tout partager, mais avec toi. Oui je peux tout entendre, je peux tout voir, ta colère, ta haine, ta tristesse, ton désespoir. Ça ne sera que pour mieux apprécier ton futur bonheur. Alors un jour, peut-être, je t'entendrais dire « elle a su m'affranchir de mes souvenirs », et je serais la femme la plus heureuse du monde.

Par Heaven's Nightmare - Publié dans : Déblatération
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