Partager l'article ! Si tu le fais, je le fais.: Quand je m'offre, c'est entièrement. Ainsi tu as maintenant en ta possession mon corps, mon cœur et mon âme. Je ne ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Quand je m'offre, c'est entièrement. Ainsi tu as maintenant en ta possession mon corps, mon cœur et mon âme. Je ne les reprendrais pas, je te laisse en prendre soin. Imagine ainsi l'organe qui fait que je suis en vie palpiter dans ta main. Tu peux d'un seul geste tout me prendre, m'ôter le peu de souffle que j'ai. J'espère que tu comprends, ou ne serait ce qu'imaginer combien je t'aime.
Alors quand je lis dans tes yeux toute la douleur de ton cœur, c'est comme si c'était le mien qui saignait. Quand je vois ton sourire dépérir, quand
je vois tes yeux s'assombrir, c'est comme si c'était ma poitrine qu'on transperçait d'une lame. Ta souffrance est la mienne. Tu peux faire croire à tous que tu vas bien, cacher à tous ta douleur,
mentir au monde entier, te convaincre toi même que tu ne vas pas si mal que ça, moi je verrais toujours. Je te vois, ta vraie nature, toi, et je
peux te dire combien tu es magnifique. Non tu ne brilles pas d'une joie éblouissante comme tous ces gens, non tu n'as pas ces grandes ailes blanches immaculées dans ton dos qui assure de ta
nature. Mais ce ne sont pas les ailes qui font l'ange. Ce sont tes actes, tes paroles, tes phrases, tes mots, ton regard, tes caresses. Malgré toute l'ombre qui assombri ton cœur, je te vois
briller. Même si cette lueur est si faible...
J'aimerais tellement que tu ais confiance en toi, que tu chasses tes démons, ne serait ce qu'en leur donnant un nom. Je ferais tout pour que tu y parviennes, même si pour ça je sais que tu devras souffrir quelques instants. Je serais là, je te tiendrais la main, et tu pourras la serrer aussi fort qu'est ta rage. Tant que tu l'exprimes, ça m'ira. Je suis prête à souffrir moi même pour te délivrer un peu. Je refuse que tu gardes tout pour toi, que tu en veuilles à tes démons et que tu ailles les combattre seul... Je refuse que tu partes là où ils sont, là où je ne peux te suivre. Tu m'entends ! Jamais je ne veux vivre cela. Je peux tout endurer, tout partager, mais avec toi. Oui je peux tout entendre, je peux tout voir, ta colère, ta haine, ta tristesse, ton désespoir. Ça ne sera que pour mieux apprécier ton futur bonheur. Alors un jour, peut-être, je t'entendrais dire « elle a su m'affranchir de mes souvenirs », et je serais la femme la plus heureuse du monde.